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FEMMES ACCOMPLIES, FILLES INSPIRÉES

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, la conférence de l’Institut Périmètre intitulée Inspiring Future Women in Science (Inspirer les femmes de demain en sciences) a donné à plus de 200 jeunes filles du secondaire un aperçu de la vie des femmes en sciences, technologie, génie et mathématiques (STGM).

L’auditorium de l’Institut Périmètre est plein à craquer, mais l’auditoire n’a pas la composition habituelle. Ce ne sont pas des experts de la gravitation quantique ou de la matière condensée, mais des exploratrices : des jeunes filles et jeunes femmes d’écoles secondaires et d’universités ontariennes venues assister à la conférence intitulée Inspiring Future Women in Science (Inspirer les femmes de demain en sciences).

Elles sont plus de 200, venues de toutes les régions de l’Ontario entendre des exposés, poser des questions aux panélistes, participer à des séances de mentorat et – peut-être le plus important – rencontrer des scientifiques et d’autres participantes.

Cette vidéo n’est disponible qu’en anglais. Veuillez nous en excuser.

« Je suis venue me renseigner sur les possibilités », dit Ghadier Madlol, qui s’est levée tôt pour prendre l’autocar à l’école secondaire Westminster de London. « Avant de venir ici, tout ce que je savais des sciences est que l’on peut devenir médecin ou ingénieure, et tout ce que je savais des ingénieurs, c’est qu’ils construisent des ponts. Mais il y a bien davantage! » [traduction]

C’est important de savoir qu’il y a bien davantage – et de le savoir tôt. Les femmes sont encore minoritaires en sciences, en particulier en mathématiques, en génie et en physique. (Les sciences de la vie constituent à cet égard une exception.) Les raisons de cette disparité sont multiples et ne sont pas parfaitement comprises. Mais une chose est claire : les filles s’éloignent tôt des STGM. Que ce soit au 1er ou au 2e cycle du secondaire, les filles ne choisissent pas – ou sont amenées à ne pas choisir – les cours de sciences et de mathématiques, et cela leur ferme des portes pour une grande variété de carrières techniques ou scientifiques.

L’Institut Périmètre vise à changer la situation. Et c’est la raison pour laquelle il a organisé la conférence Inspiring Future Women in Science (Inspirer les femmes de demain en sciences), à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

Les participantes viennent à l’Institut Périmètre pour rencontrer plusieurs femmes inspirantes, dont une ingénieure en jeux vidéo, une experte en innocuité des aliments, une vedette de YouTube, une activiste en éducation, une ingénieure en logiciel chez Google – et, bien entendu, une physicienne théoricienne.

« Sortez de votre zone de confort – c’est là que s’opère la magie. » [traduction] C’est l’invitation lancée à l’auditoire par Rima Brek, ingénieure et directrice du studio de production d’Ubisoft à Toronto, qui produit des jeux vidéo tels que Splinter Cell: Blacklist.

« Lorsqu’on m’a demandé de parler à cette occasion, je pensais que je n’avais vraiment rien fait de particulier, dit-elle. Je n’ai fait que travailler fort comme n’importe qui d’autre. Mais ensuite, je me suis rendu compte qu’à plusieurs moments de ma vie, j’avais pris consciemment la décision d’aller de l’avant et de refuser d’être limitée par les idées des gens à propos de mon état de femme. » [traduction]

« Vous devez trouver votre voix », affirme Dianna Cowern, coordonnatrice de la diffusion des connaissances en physique à l’Université de la Californie à San Diego, célèbre comme créatrice et porte-parole du canal YouTube Physics Girl. « J’ai trouvé ma voix en sciences en l’utilisant davantage. La meilleure manière de trouver votre voix en sciences est de commencer à vous exprimer. » [traduction]

Dianna Cowern est au tout devant de la scène et se penche vers l’assistance. « Au début, vous aurez peut-être l’impression de ne rien avoir à dire. Il se pourrait que vos vidéos, vos articles, etc., soient plutôt mauvais – les miens l’étaient –, et que personne n’écoute. Eh oui, ce sera en partie parce que vous êtes une fille. Mais un jour vous serez peut-être la grande experte de la physique des plasmas, ou la grande spécialiste des amibes, et personne ne pourra plus vous ignorer. » [traduction]

Sharon Beals, vice-présidente responsable de l’innocuité des aliments et de l’assurance qualité chez les Aliments Maple Leaf, présente une table ronde avec un mélange de gravité et d’amusement. « Le fait d’être une fille n’est pas un problème, dit-elle. Non seulement ce n’est pas un problème, mais c’est un atout. Ne l’oubliez pas. » [traduction]

« N’ayez pas peur », ajoute Natalia Toro, professeure à l’Institut Périmètre, qui s’intéresse à la physique des particules. « À l’école secondaire, vous n’avez absolument rien à perdre à vous stimuler intellectuellement. Prenez des risques. Explorez de nouvelles choses maintenant. Trouvez un moyen de faire une contribution qui vous soit exclusive. » [traduction]

Tehreem Jamal, élève de 11e année au Collège Assomption de Brantford, cherche sans contredit quelle sera sa contribution. Elle sait qu’elle veut faire un doctorat, mais il lui reste beaucoup à apprendre : « Je m’intéresse à beaucoup de choses – et j’ai entendu beaucoup de choses intéressantes. Cela ne m’a pas aidée à faire un choix, mais ce n’est pas grave. C’est bien aussi d’ouvrir ses horizons. » [traduction]

Roslyn Bern, présidente de la Fondation Leacross, fondation privée qui vise à transformer la vie de femmes et de filles, formule le conseil suivant pour des filles comme Tehreem Jamal. « Demandez-vous ce qui vous distingue, dit-elle à l’auditoire. Demandez-vous ce que vous pouvez faire. Il n’est pas nécessaire que ce soit de la physique théorique. Chacune d’entre vous est une personne parmi d’autres – mais c’est votre vie qui est en jeu.

« Si vous voulez vous lancer en STGM en tant que femmes, vous allez rencontrer des obstacles. Mon travail consiste à les abattre, ajoute-t-elle. Regardez autour de vous. Regardez toutes celles qui sont ici. N’oubliez pas qu’il y a des personnes prêtes à vous défendre. » [traduction]

– Erin Bow

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