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Une école d’été en physique encourage les jeunes à la curiosité

À l’École d’été internationale pour jeunes physiciens et physiciennes, des leçons de vie se mêlent à la science et au plaisir.

Aucun ou presque des 40 studieux élèves du secondaire participant à l’École d’été internationale pour jeunes physiciens et physiciennes (ISSYP) n’aurait pu prévoir apprendre une telle chose.

Non seulement un, mais deux des physiciens théoriciens qu’ils ont rencontrés à l’Institut Périmètre avaient abandonné l’école secondaire, puis repris leurs études plus tard.

« Nous aurions dû mieux planifier cela! », a déclaré en riant Kelly Foyle, scientifique de l’équipe de diffusion des connaissances de l’Institut Périmètre, après qu’un second physicien eut fait cet aveu. « Tous, vous devriez vraiment aller au bout de vos études! » [traduction]

Ce moment comique véhiculait un message plus profond : la trajectoire d’un futur physicien n’est pas toujours rectiligne, et il n’est pas nécessaire de savoir au départ où l’on veut aboutir.

Selon le cosmologiste Matthew Johnson, professeur agrégé de physique à l’Université York et professeur associé à l’Institut Périmètre, l’important, c’est d’être curieux et prêt à travailler fort – en particulier avec d’autres.

« Aucun scientifique ne travaille de manière isolée, dit-il. Il appartient à une communauté. Les gens constituent la meilleure partie de mon travail. J’ai beaucoup de plaisir, et je crois que c’est extrêmement rare. » [traduction]

Chaque élève avait ses raisons de participer à cette école d’été, en juillet : pour certains, c’était une grande curiosité quant à la nature des mathématiques; d’autres voulaient savoir s’ils étaient vraiment intéressés par le domaine.

Ils ont découvert la communauté de leurs semblables. Ils ont collaboré à des projets scientifiques, écouté des chercheurs de premier plan, visité des sites d’expérimentation, ou manqué leur coup en jouant aux quilles.

Et ils ont travaillé fort, sur des sujets allant du rayonnement de Hawking au paradoxe des jumeaux.

« C’est assez difficile, mais c’est ce qui rend la chose intéressante », a déclaré Answesha Sahu, 15 ans, de Tanzanie. Elle a posé sa candidature à l’école d’été après avoir rencontré en Afrique Neil Turok, directeur de l’Institut Périmètre, et elle rentre chez elle encore plus désireuse de réaliser son rêve de devenir cosmologiste. « J’ai envie d’aller plus en profondeur et de tout mieux comprendre. » [traduction]

Parmi les points forts de l’école d’été, mentionnons les séances animées par Lee Smolin et Robert Spekkens, professeurs à l’Institut Périmètre, de même qu’une séance de questions et réponses avec Matthew Johnson et la doctorante Lauren Hayward Sierens.

Pendant son propre discours, Niel Turok a encouragé les élèves à continuer d’interroger l’univers, leurs collègues et eux-mêmes, et à ne pas se sentir découragés par les nombreuses difficultés du monde.

« Nous devrions nous sentir optimistes, a-t-il déclaré. Le monde a bien sûr de gros, gros problèmes… Mais lorsque l’on regarde la physique théorique, elle révèle ce qu’il faut pour les résoudre.

« Tous les autres problèmes peuvent être résolus. Bien sûr qu’ils le peuvent. La physique théorique donne un exemple de ce que l’on peut accomplir en travaillant ensemble et en agissant à la mesure de nos possibilités. » [traduction]

 

La promotion 2016 de l’ISSYP
 

Bien des élèves ont dit hésiter entre poursuivre en physique et étudier dans d’autres domaines tout aussi fascinants.

C’est le cas en particulier de Maya Burhanpurkar, 17 ans, d’Oro-Medonte, en Ontario, déjà reconnue comme scientifique à surveiller.

À l’âge de 12 ans, elle a conçu un prototype d’« antibiotique intelligent ». À 13 ans, elle a découvert de nouvelles et prometteuses propriétés cardioprotectrices de 2 médicaments expérimentaux contre la maladie d’Alzheimer. À 14 ans, elle a découvert la nature physique d’une nouvelle propriété en physique newtonienne, devenant la première personne à mesurer l’intégrale dans le temps de la distance. Elle travaille à un projet de surveillance d’astéroïdes géocroiseurs et prendra congé pendant la prochaine année universitaire pour travailler sur un projet de robotique à l’Université de Toronto avant de commencer ses études à l’Université Harvard en 2017.

« Mes sujets de recherche sont extrêmement variés, dit-elle. Je m’intéresse à tout. Je soupçonne que cela va poser un problème quand je devrai choisir mon domaine d’études principal dans 2 ans. » [traduction]

Comme beaucoup de ses collègues de l’ISSYP, Maya Burhanpurkar espérait que cette école d’été l’aiderait à préciser ses options. L’ISSYP a plutôt révélé le grand nombre de chemins qu’elle pourrait emprunter.

« Je crois que je suis plus indécise qu’avant de venir ici, admet-elle. La recherche appliquée procure une satisfaction immédiate, et j’apprécie cela – j’aime faire de la programmation et d’autres activités semblables –, mais la recherche fondamentale est celle qui permet de faire d’énormes progrès. » [traduction]

Sarah Freed, d’Edmonton, en Alberta, hésite elle aussi entre différents domaines, maintenant qu’elle a terminé son cours secondaire.

« Je réfléchis encore au domaine dans lequel je veux étudier à l’université, mais la physique est certainement une possibilité, a-t-elle déclaré. Il y a aussi la biologie, parce qu’elle concerne elle aussi les fondements de la vie. » [traduction]

Mais on ne vient pas nécessairement à l’ISSYP pour trouver des réponses. Dans un tel domaine de recherche en collaboration, la communauté est tout aussi importante. « J’ai rencontré tellement de gens intéressants, venant de tant de pays, a-t-elle poursuivi, et cela a été une expérience extraordinaire. » [traduction]

Pour Matteo Rosales, qui repart chez lui, en France, pour commencer l’avant-dernière année du lycée, la science et l’école d’été ont ravivé son amour d’enfance pour la découverte.

« Quand j’étais petit, raconte-t-il, j’adorais la magie, parce que j’aimais l’idée de trouver quelque chose de différent de ce monde gris et monotone. Je cherchais des réponses à des questions plutôt abstraites.

« D’une certaine manière, la physique a les réponses. La physique n’est pas de la magie, mais elle est une autre manière de voir le monde. » [traduction]

 
– Tenille Bonoguore
 
RBC a été le commanditaire principal de l’ISSYP 2016.


La promotion de 2015 donne un aperçu de l’expérience de l’ISSYP.

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