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Vous recherchez de la variété, des possibilités et un défi? Choisissez les STGM

La conférence Inspiring Future Women in Science (Inspirer les futures scientifiques) propose aux adolescentes passionnées de sciences des rêves ambitieux et une vision réaliste : le monde offre plein de possibilités, mais il faut travailler fort pour en profiter.

Comment devient-on scientifique? La question est simple, mais la réponse est complexe.

Tout comme le processus scientifique lui-même, le parcours d’un étudiant vers une carrière en STGM (sciences, technologie, génie et mathématiques) est souvent ponctué d’heureux hasards, d’intuition, de mauvais virages, et parfois de découvertes.

L’astronome Emily Levesque a dû choisir entre son amour des étoiles et celui du violon. Jesse Popp a étudié en techniques de médecine vétérinaire avant de se rendre compte que c’est sa passion pour la biologie qui la motivait chaque jour. La chirurgienne Monica Torres a dû refaire toute sa formation médicale lorsqu’elle est arrivée au Canada en provenance de la Colombie. Et l’ingénieure mécanicienne Martha Lenio a forgé une carrière éclectique autour de son espoir de devenir astronaute. (Et elle y travaille toujours.)

À l’occasion de la Journée internationale des femmes, plus de 200 jeunes filles se sont réunies le 8 mars à l’Institut Périmètre pour la conférence Inspiring Future Women in Science (Inspirer les futures scientifiques).
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Si l’incertitude et l’ambiguïté ont occupé beaucoup de place parmi les thèmes abordés, ce fut aussi le cas du message selon lequel les STGM sont pour tous. Discours principaux, table ronde et séances de mentorat éclair avec des professionnelles couvrant tout le spectre des STGM, toutes les activités de la conférence visaient à affirmer haut et fort que l’on peut aller loin grâce à la passion et à la persévérance.

Ne fermer aucune porte

Eugenia Duodu est chimiste. Elle a grandi dans un milieu défavorisé de Toronto, et sa seule conception d’un scientifique était celle d’un homme blanc âgé.

Eugenia Duodu
Eugenia Duodu, chimiste et PDG de Visions of Science

Même si elle aimait les sciences, elle n’envisageait pas sérieusement d’en faire une carrière, jusqu’à ce qu’elle suive un cours de biotechnologie au secondaire. « J’ai dominé le sujet et adoré ce cours. Et j’ai commencé à avoir beaucoup confiance en moi » [traduction], a-t-elle déclaré. Malgré cela, son conseiller pédagogique lui a déconseillé de choisir beaucoup de cours de sciences, disant que cela pourrait être trop difficile.

Avec le soutien indéfectible de sa mère, Eugenia Duodu s’est quand même inscrite à ces cours de sciences, et elle a bien réussi. Elle s’est ensuite inscrite en sciences à l’université, et elle a bien réussi. Elle s’est orientée petit à petit vers la chimie, et a fini par faire un doctorat en thérapeutique. Mais ce n’est pas la fin de l’histoire.

« Pendant toutes mes études de doctorat, a-t-elle poursuivi, je me demandais ce que j’allais faire de ma vie.

« Je ne le sais toujours pas. On s’imagine souvent avoir un parcours bien défini et le connaître parce qu’on a étudié dans un certain domaine. Mais j’étais encore très engagée dans la collectivité. Pendant longtemps, j’ai cru que science et communauté ne pouvaient pas aller de pair. Je mettais la science et les scientifiques dans une catégorie à part. » [traduction]

Au bout du compte, elle a combiné ses deux passions à titre de PDG de Visions of Science, organisme à but non lucratif qui sensibilise les jeunes des milieux défavorisés aux STGM.

« Les méthodes de résolution de problèmes en laboratoire peuvent s’appliquer à tous les domaines, a-t-elle ajouté. Votre personnalité peut avoir plusieurs facettes. N’hésitez pas à toutes les mettre pleinement à contribution. » [traduction]

L’avenir de la science

Aux adolescentes présentes sur place et en ligne, les discussions ont révélé la grande variété des carrières en STGM et les efforts acharnés qu’il faut consentir pour réussir.

Eema Kagoma, élève de 12e année au collège St. John’s de Brantford, veut devenir architecte. Avant d’assister à la conférence, elle croyait que cela l’obligerait à abandonner sa matière préférée, la chimie. Maintenant, elle a hâte de suivre des cours facultatifs de chimie à l’université.

« Je m’intéresse à la biochimie en architecture, a-t-elle déclaré. Je m’intéresse à toutes les sciences et à la manière de les incorporer à mon domaine d’études. » [traduction]

Eema Kagoma
Eema Kagoma (deuxième à partir de la gauche) participe à la séance de mentorat éclair.

L’infinie variété des carrières en STGM a surpris Amanda DeGasperis, élève de 11e année à l’école secondaire catholique St. Elizabeth, à Vaughan. « On ne peut pas toujours juger d’un emploi simplement par son titre, a-t-elle affirmé. Certains emplois se sont avérés complètement différents de ce que je croyais. C’était vraiment intéressant. » [traduction]

Beaucoup d’élèves ont appris avec surprise — et soulagement — que ce n’est pas un tort d’ignorer dans quel domaine on souhaite étudier. De fait, garder l’esprit ouvert permet de ne fermer aucune porte avant que ce soit nécessaire.

Serina Ykema-King, de l’école secondaire Glenview Park, à Cambridge, a déclaré : « On pourrait croire que ceux qui réussissent avaient depuis leur enfance une idée précise de ce qu’ils feraient, mais en réalité ce n’est pas le cas.

« C’est une bonne chose à savoir, parce qu’on passe tout le secondaire à se demander ce qu’on voudra faire plus tard. Il vaut mieux vivre le moment présent et faire de son mieux aujourd’hui, et l’on trouvera plus tard la voie à suivre. » [traduction]

Découvrir ce qui est possible

Toutes les conférencières s’entendaient sur une chose : les STGM sont bien plus que ce que l’on perçoit au premier abord. Mais malheureusement, la plupart des jeunes n’ont pas la chance de voir ce paysage varié.

Martha Lenio
Martha Lenio, ingénieure mécanicienne et spécialiste des énergies renouvelables

L’ingénieure mécanicienne Martha Lenio ne savait pas ce qu’était le travail d’ingénieur lorsqu’elle s’est inscrite dans ce programme à l’Université de Waterloo. Elle voulait être astronaute et se disait que ce serait bien de pouvoir réparer un vaisseau spatial.

« Quand j’avais leur âge, je ne savais pas ce qu’était le métier d’ingénieur », a-t-elle déclaré après avoir prononcé sa conférence. « Je crois que c’est encore un problème. Les gens ne savent pas à quoi ressemblent les emplois en génie ou en sciences. Ils ignorent aussi que des études universitaires dans un certain domaine peuvent mener à beaucoup d’emplois différents. » [traduction]

Martha Lenio peut témoigner des possibilités variées que des études en génie peuvent ouvrir. Dans sa carrière atypique, elle a enseigné à l’école primaire au Ghana, travaillé sur l’énergie solaire en Australie et dans le Nord du Canada, et dirigé une mission commanditée par la NASA dans un dôme simulant un environnement spatial à Hawaii.

Ce n’est pas le genre de parcours que l’on pourrait prévoir à prime abord. Mais ce parcours s’est dessiné parce que Martha Lenio était ouverte à la fois aux occasions et à l’incertitude.

« Il n’y a pas une seule bonne manière de faire carrière en génie », a-t-elle affirmé.

Et son objectif de devenir astronaute? Comme les élèves présentes, Martha a encore de grandes ambitions. « Ça demeure possible. Il y aura un autre concours de recrutement dans 4 ans. Peut-être… » [traduction]

Table ronde de la conférence Inspiring Future Women in Science (Inspirer les futures scientifiques) 2018, animée par Kelly Foyle, scientifique de l’équipe de diffusion des connaissances de l’Institut Périmètre, avec les panélistes Emily Levesque, Jenan Abderrahman, Monica Torres et Jesse Popp

Cliquez ici pour visionner tous les exposés de la journée.


 

L’Institut Périmètre organise la conférence Inspiring Future Women in Science (Inspirer les futures scientifiques) grâce à l’appui du commanditaire principal Linamar.

 


Les conseils d’Eugenia Duodu aux jeunes qui veulent aller en STGM :

  • Trouvez les bonnes personnes. Si vous êtes en contact avec des gens qui partagent votre passion, cela vous aidera dans les moments difficiles.
  • Essayez absolument tout. C’est également une bonne chose de savoir ce que l’on n’aime pas.
  • Travaillez, travaillez, travaillez. Vous devrez travailler beaucoup. Mais si vous avez la passion de ce que vous faites, vous y arriverez.
  • Développez votre passion. N’ayez pas peur d’explorer différentes possibilités et divers aspects de vos passions.
  • Faites de la représentation. Vous serez plus tard des modèles dont d’autres personnes auront besoin. Faites connaître votre histoire.

Citations du jour

Mona Nemer

« Davantage de femmes en sciences aujourd’hui signifie davantage de femmes en sciences demain. Ce n’est pas seulement bon pour les femmes — c’est bon pour la société. » [traduction]

– Mona Nemer, conseillère scientifique en chef, gouvernement du Canada


Jesse Popp

« J’ai réalisé mes rêves et j’apporte ma petite contribution à l’amélioration du monde. Vous avez toutes cette possibilité. Ayez confiance. Permettez-vous de briller. Vous pouvez vraiment arriver à tout. » [traduction]

– Jesse Popp, écologiste, Centre Anishinabek-Ontario de ressources pour les pêcheries


Monica Torres

« N’hésitez pas à acquérir le plus d’expérience possible à l’étranger. Si vous vous limitez à un seul pays, vous n’aurez qu’une seule vision. Dès que vous allez dans un pays plus — ou moins — développé, votre vision s’élargit, et cela vous ouvre l’esprit. » [traduction]

– Monica Torres, chirurgienne, hôpital Grand River


Emily Levesque

« Essayez de ne pas vous limiter à une seule chose. Prenez le temps de réfléchir à ce que vous aimeriez faire et qui vous amènerait au-delà des échecs et des larmes. Ensuite, allez-y et poursuivez cet objectif. » [traduction]

– Emily Levesque, astronome, Université de l’État de Washington

 

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