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De jeunes physiciens trouvent leur communauté grâce à une école d’été internationale

L’École d’été internationale pour jeunes physiciens et physiciennes est le camp d’été parfait pour des élèves du secondaire passionnés de science. Même si le programme a dû se tenir en ligne à cause de la pandémie, il a quand même réussi à créer des liens qui, selon les participants, pourraient durer toute la vie.

Photos of ISSYP 2021 participants

Pendant 2 semaines cet été, 40 élèves du secondaire passionnés de physique, résidents du Canada et d’ailleurs dans le monde, se sont réunis en ligne pour parler de trous noirs, de cosmologie et de mécanique quantique. Ils ont discuté d’idées d’avant-garde avec des formateurs et des scientifiques de l’Institut Périmètre. Ils ont fait en équipe des projets et des activités comportant une grande variété de défis en physique théorique.

Il se pourrait toutefois que leur grande réussite ait été de se faire des amis pendant cette période.

« J’ai grandi en regardant Star Trek et Cosmos. J’aimais beaucoup réfléchir au fonctionnement de l’univers et m’instruire à ce sujet », dit Gina Bilic, de Winnipeg. Récemment diplômée de l’école secondaire, elle entreprendra en septembre des études de physique à l’Université du Manitoba. Elle dit que l’école d’été lui a procuré une expérience qu’elle n’aurait pas pu acquérir en étudiant seule.

« Je peux aller dans YouTube et apprendre des choses par moi-même, dit-elle. Mais de travailler avec des élèves de l’étranger et des enseignants a été une expérience extraordinaire. J’ai rencontré des jeunes d’Espagne et de Dubaï. Nous nous intéressons aux mêmes choses, mais nous avons tous des antécédents différents. » [traduction]

Les participants habitaient aussi près que Waterloo, Hanmer et Brampton, en Ontario, et aussi loin que le Chili, l’Afrique du Sud et Hong Kong.

« J’étais en 6e année quand je me suis rendu compte que je voulais faire des études de physique », dit Luanna Quinalha, 15 ans, de Curitiba, au Brésil. « J’ai été très impressionnée par la qualité des cours de cette école d’été. Les expériences de la pensée étaient conçues de brillante façon. La relativité générale est l’un de mes sujets favoris. Nous avons appris ce que sont les lignes d’univers, les diagrammes d’espace-temps et la relativité restreinte, et nous avons pu vraiment comprendre pourquoi Einstein en est arrivé à ses conclusions. » [traduction]

Kelly Foyle, scientifique membre de l’équipe de diffusion des connaissances de l’Institut Périmètre, a dirigé cette année l’École d’été internationale pour jeunes physiciens et physiciennes. Elle dit que cette école d’été attire des élèves déjà passionnés de physique, qui veulent aller au-delà des connaissances diffusées dans les livres scientifiques populaires.

« Beaucoup des participants sont les seuls de leur école à aimer la physique. L’école d’été leur permet de trouver la communauté qu’ils recherchent, dit Mme Foyle. Ils ont la chance de discuter avec des chercheurs dans différents domaines de la physique et de rencontrer d’autres élèves qui ont les mêmes intérêts. Nous les amenons aussi loin que nous le pouvons à propos de certaines grandes questions de la physique. » [traduction]

Étant donné que le programme comptait traditionnellement sur des activités pratiques et des liens personnels, les organisateurs étaient inquiets l’an dernier lorsque la pandémie a forcé la mise sur pied d’un enseignement en ligne. Mais grâce à la créativité, à la détermination et à la capacité d’adaptation des élèves et des instructeurs, la transition a été beaucoup mieux réussie que prévu. Le format virtuel a abaissé les barrières géographiques et facilité l’accès à l’école d’été, sans diminuer la possibilité pour les élèves de découvrir et de construire la communauté qu’ils recherchaient.

« Je peux aller dans YouTube et apprendre des choses par moi-même. Mais de travailler avec des élèves de l’étranger et des enseignants a été une expérience extraordinaire. »

Tous les élèves interrogés ont dit avoir tissé avec les autres participants des liens qui se prolongeront pendant leur vie professionnelle.

« Nous avons appris à nous connaître, et je me suis fait beaucoup d’amis », dit Seifeldeen Fahmi, aspirant astrophysicien de Tanta, en Égypte. « Nous avons dû nous exercer à la pensée critique, et discuter de nos résultats entre nous avant de les présenter à nos mentors. » [traduction]

Ils voient déjà comment les amis qu’ils se sont fait cet été pourraient un jour être leurs collègues et collaborateurs.

« Le programme a permis à beaucoup d’entre nous, qui avons une même passion pour la physique, d’établir des liens », dit Hassan Elshabasy, de Calgary, en Alberta, qui commencera cet automne un baccalauréat spécialisé en physique à l’Université de Waterloo. « Beaucoup de participants au programme iront aussi à l’Université de Waterloo l’an prochain. Nous allons donc rester en contact entre nous, ainsi qu’avec des membres de l’Institut Périmètre. » [traduction]

Le mentorat en matière de carrière est une composante importante de l’école d’été. Les participants rencontrent des gens et se renseignent sur les possibilités d’emploi en physique. Les activités de l’école d’été se sont si bien déroulées cette année que les organisateurs envisagent de conserver le programme en ligne même lorsque les voyages seront à nouveau sûrs et autorisés.

En plus de leurs différences sur les plans de la géographie, de la culture et de leurs antécédents, les élèves sont arrivés à l’école d’été avec des compétences variées dans divers aspects de la physique. Certains étaient plus forts en mathématiques, et d’autres avaient des intérêts particuliers dans certains sous-domaines comme la cosmologie ou la physique quantique. Les élèves et les enseignants s’entendaient toutefois pour dire que les prédicteurs de succès les plus fiables étaient la passion et l’enthousiasme.

Kelly Foyle dit que le mieux que les élèves puissent faire — quand ils posent leur candidature aussi bien que lorsqu’ils sont acceptés — est de laisser libre cours à leur passion pour la physique.

« Ne soyez pas intimidés, n’ayez pas peur de plonger, dit-elle. L’objectif est de partager la passion de la physique de pointe — c’est le moteur qui fait avancer le domaine. » [traduction]

L’ISSYP est financée par la Fondation RBC, dans le cadre du programme Objectif avenir RBC.

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