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Des jeunes filles encouragées à faire appel à leur curiosité pour réussir en STGM

La curiosité, l’ambition et un désir de plonger dans l’incertitude sont récompensés dans les carrières en STGM. C’est ce qu’ont déclaré les conférencières aux adolescentes participant à la conférence Inspiring Future Women in Science (Inspirer les futures scientifiques).

Si Linda Hasenfratz pouvait faire disparaître un stéréotype à propos des femmes en sciences et technologie, c’est celui selon lequel il n’y a pas de femmes en sciences et technologie.

À titre de PDG de Linamar, 2e plus grand fabricant de pièces d’automobile au monde, Mme Hasenfratz est la preuve vivante que non seulement des femmes peuvent avoir de brillantes carrières en sciences et technologie, mais que c’est déjà le cas. Reconnue parmi les entrepreneurs qui ont le mieux réussi au pays, elle est actuellement présidente du Conseil canadien des affaires et a été une participante importante à la table ronde tenue par le premier ministre canadien Justin Trudeau et le président américain Donald Trump sur les femmes au travail.

S’adressant à 200 élèves du secondaire lors de la conférence annuelle Inspiring Future Women in Science (Inspirer les futures scientifiques) tenue jeudi à l’Institut Périmètre, Mme Hasenfratz a été claire à ce sujet : non seulement les études en STGM présentent un grand potentiel, mais il y a de la place pour tous.

« Les statistiques changent vraiment, a-t-elle déclaré. Je crois que la présence des femmes en sciences et technologie connaît un élan. Il y a probablement 20 fois plus de femmes étudiant en sciences qu’il y a 25 ans, lorsque j’ai moi-même commencé.

« Les sciences et la technologie sont des domaines de choix pour toute personne curieuse à propos du monde qui nous entoure et de son fonctionnement. Et les bénéfices potentiels sont immenses. » [traduction]

Allocution d’ouverture de Linda Hasenfratz à la conférence Inspiring Future Women in Science 2017 (Inspirer les futures scientifiques 2017)

Plusieurs élèves sont venues d’écoles secondaires du sud de l’Ontario dans l’espoir de savoir ce qu’elles devraient faire après leur cours secondaire. Au lieu de cela, on leur a conseillé d’arrêter de chercher des réponses : leur état d’indécision est idéal pour le moment.

« C’est bien que beaucoup de choses vous intéressent à ce stade », a dit l’anthropologue judiciaire Tracy Rogers. « C’est lorsque vous serez à l’université que vous découvrirez d’autres possibilités. » [traduction]

La physicienne quantique Shohini Ghose a comparé cette situation au principe d’incertitude de Heisenberg : « Vous n’avez pas besoin d’être dans un état précis. Examinez ce que vous savez et ce que vous ne savez pas. Soyez malléables et adaptez-vous. Cela vous rendra beaucoup plus aptes à explorer et à expérimenter le monde. » [traduction]

La physicienne Shohini Ghose parle de la valeur de l’incertitude dans l’étude des sciences.

Pour Jenna Brown, élève de 12e année à l’École secondaire catholique Notre-Dame de Woodstock, en Ontario, le message manifeste des conférencières, panélistes et mentors est qu’il n’y a pas de mauvais choix lorsque l’on trace son propre chemin de vie.

IFWIS speakers 2017
Les conférencières de Inspiring Future Women in Science 2017 (Inspirer les futures scientifiques 2017) : Sherry Shannon-Vanstone, la modératrice Kelly Foyle, Shohini Ghose, Melissa Sariffodeen, Dawn Tattle, Linda Hasenfratz, Tracy Rogers, Maya Burhanpurkar et Maria Franke

« Maintenant, beaucoup d’entre nous ressentons la pression de choisir des études universitaires, a-t-elle dit. Les conférencières ont insisté sur le fait que, peu importe notre choix, ce ne sera pas une erreur, parce que nous apprendrons quelque chose et qu’il sera toujours possible de changer d’idée plus tard. Je crois que nous nous sommes toutes senties mieux en entendant cela. La 12e année est stressante, mais elle n’a pas nécessairement à l’être. Ce n’est pas comme si c’était la décision qui allait à elle seule déterminer le reste de notre vie. » [traduction]

L’une après l’autre, les conférencières se sont attaquées au stéréotype selon lequel les femmes ne sont pas les bienvenues en STGM.

Linda Hasenfratz a déclaré que cela n’a pas à être le cas : votre réaction face au monde peut avoir plus de poids que sa réaction face à vous : « Ne recherchez pas les réactions négatives. Si vous cherchez des gens qui vous critiquent parce que vous êtes une femme ou que vous êtes jeune, vous allez forcément en trouver. Évitez ce genre de personnes. » [traduction]

Chez Linamar, environ 20 % de la main-d’œuvre est féminine. Mais la différence avec bien d’autres organisations, c’est que l’entreprise vise une représentation semblable à tous les niveaux — si 20 % des machinistes sont des femmes, alors 20 % des gestionnaires et dirigeants devraient l’être aussi.

Oui, il y a parfois peu de femmes. « Cela peut être étrange d’être la seule femme dans un cours ou une réunion, mais cela ne veut pas dire que son travail ne sera pas respecté », a déclaré Dawn Tattle, ingénieure et présidente d’Anchor Shoring and Caissons.

« Quand j’étais à l’université, j’ai eu l’impression d’un milieu très chaleureux. Il y avait un véritable esprit d’équipe. J’ai eu beaucoup de soutien en tant que femme dans le milieu des affaires et de la construction.

« Certaines personnes vous mettent un peu plus à l’épreuve. En début de carrière, tous sont testés, hommes ou femmes. Ne croyez pas que c’est dû à votre présence dans un domaine non traditionnel.

« Et en prime, il n’y a pas de file d’attente devant les toilettes des femmes. » [traduction]

Table ronde de la conférence Inspiring Future Women in Science 2017 (Inspirer les futures scientifiques 2017)

En tant que fille d’un physicien de l’Institut Périmètre, Ninon Freidel, 17 ans, avait déjà une meilleure idée que bien d’autres de ce que peut être une carrière en sciences, mais elle a été surprise par la grande variété des possibilités d’emploi en STGM.

« Je savais que je pouvais aller en physique, en mathématiques ou en génie, mais je ne connaissais pas les détails », a déclaré l’élève de 11e année du baccalauréat international à l’Institut collégial Cameron Heights. « J’ai découvert un tas d’emplois dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Ce fut une révélation des possibilités qui s’offrent. » [traduction]

Le principal avantage de faire des études en STGM est que cela permet d’évoluer à mesure que la carrière progresse ou que des occasions inattendues se présentent. Pendant son adolescence, Melissa Sariffodeen a commencé à programmer son ordinateur à la maison, mais a connu une carrière diversifiée en comptabilité, dans le secteur des ventes et en prospection de clientèle avant de lancer l’entreprise Ladies Learning Code.

Elle dit que son parcours a été sinueux, mais que ce qu’elle a appris en chemin s’est révélé d’une grande utilité pour ses projets actuels.

« Les STGM servent toutes les carrières et sont précieux peu importe ce que vous faites. Les compétences qu’ils apportent sont cruciales et inestimables dans toutes les professions. » [traduction]

L’atrium de l’Institut Périmètre est plein d’élèves pendant une séance de mentorat express

Au moment où les élèves sortaient de l’auditorium et commençaient une séance de « mentorat express » avec 10 femmes faisant carrière dans divers domaines des STGM, certaines participantes s’arrêtaient pour commenter les messages qui les avaient le plus frappées.

Farida Ghali, élève de 11e année à l’École secondaire Père-René-de-Galinée, à Cambridge, se sentait rassurée : « Je ne sais pas encore ce que je vais faire, mais j’ai appris que c’est correct de ne pas tout savoir. » [traduction]

Mirza Nahiyan, élève de 11e année à l’Institut collégial Cedarbrae de Toronto, a dit avoir été particulièrement inspirée par un exercice proposé à l’auditoire par Melissa Sariffodeen :

« Elle nous a dit de penser à une chose qui nous rend heureuses. J’ai pensé à un épisode du cours d’informatique où nous programmions un jeu. »

En plus des rudiments appris en classe, Mirza Nahiyan a étudié des instructions plus avancées afin d’améliorer le jeu. « Je me sentais très bien, a-t-elle ajouté. Maintenant je pense que je pourrais étudier en informatique, parce c’est ce que j’aime. » [traduction]

Melissa Sariffodeen explique comment maîtriser son avenir.

Sherry Shannon-Vanstone lors de la conférence Inspiring Future Women in Science 2017 (Inspirer les futures scientifiques 2017)

Voir toutes les vidéos de la conférence.


Citations de la journée

Linda Hasenfratz, PDG de Linamar

« Si vous cherchez des gens qui vous critiquent parce que vous êtes une femme ou que vous êtes jeune, vous allez forcément en trouver. Évitez ce genre de personnes. » [traduction] — Linda Hasenfratz, PDG de Linamar


Sherry Shannon-Vanstone, fondatrice de Trustpoint

« J’ai heurté des obstacles, j’ai commis des erreurs, j’ai parfois fait des mauvais choix, mais rien de cela n’a pu m’arrêter. Soyez en mouvement. Ne vous arrêtez pas, continuez de progresser, et vous conserverez votre enthousiasme. » [traduction] — Sherry Shannon-Vanstone, fondatrice de Trustpoint


Maya Burhanpurkar, assistante de recherche à l’Institut Périmètre

« C’est important d’avoir l’esprit ouvert et d’accepter de ne pas tout savoir. Cet état d’esprit permet d’apprendre bien davantage. Les gens ont souvent peur de poser des questions. Pourtant c’est le moyen de repousser les frontières. » [traduction] — Maya Burhanpurkar, 18 ans, assistante de recherche à l’Institut Périmètre


Shohini Ghose, physicienne quantique

« Pour moi, un scientifique est un détective de la nature. Nous recueillons des indices, nous posons des questions et nous essayons de comprendre comment l’univers fonctionne. Qu’est-ce que nous savons? Qu’est-ce que nous ignorons? » [traduction] — Shohini Ghose, physicienne quantique, Université Wilfrid-Laurier


Melissa Sariffodeen, fondatrice de Ladies Learning Code

« Il se peut que des gens vous sous-estiment, qu’ils déprécient votre carrière et vos choix, mais ne vous sous-estimez jamais vous-même. » [traduction] — Melissa Sariffodeen, PDG de Ladies Learning Code

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