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Courants convergents : arts et sciences

Voici une réflexion sur les manières dont l’art et la science « convergent et fusionnent » dans la quête humaine du savoir. Pour vous renseigner sur la création de cette œuvre, consultez la page https://insidetheperimeter.ca/fr/courants-convergents-arts-et-sciences-1/.

Narrateur et artiste : Alioscia Hamma, chargé de cours dans le programme PSI (Perimeter Scholars International – Boursiers internationaux de l’Institut Périmètre) et professeur agrégé à l’Université Tsinghua, en Chine

Version française de la narration :
[Cliquer en bas et à droite de la vidéo pour afficher ou cacher les sous-titres.]

« L’histoire de l’art et de la science en Occident est marquée par 2 traditions qui convergent comme 2 courants dans le lit d’une même rivière.

« Selon la tradition platonicienne, l’apparence n’est qu’une illusion — la réalité se situe au-delà du voile de la perception, dans un monde idéal régi par la beauté et la symétrie. Cette tradition est incarnée par le théorème d’Emmy Noether, qui établit un lien entre symétrie et lois de conservation en physique. C’est la tradition qui sous-tend l’art des peintres de la Renaissance — Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange. Selon ce point de vue, nous habitons le sous-sol de la maison de Platon, et nous ne voyons que les ombres vacillantes de la réalité.

« L’autre tradition — galiléenne — ne cherche pas à approcher un idéal parfait, mais à comprendre la nature telle qu’elle se manifeste par notre expérience. C’est la tradition des scientifiques empiristes, qui sondent et mesurent la réalité physique telle qu’elle se présente à nous. En art, c’est la tradition impressionniste des Velasquez, Monet et Renoir.

« En physique, les 2 courants de pensée se heurtent et fusionnent dans notre désir de comprendre l’univers.

« La tradition platonicienne exige que les lois de la physique aient une beauté mathématique. La beauté est la voie de la vérité.

« La tradition galiléenne est sensorielle. Elle vénère la présence de la Nature et exige que nous tenions compte de nos expériences. Elle nous prie d’observer et de mesurer la réalité telle que nous la percevons à l’aide de nos sens.

« Lorsque nous faisons de l’art, lorsque nous faisons de la physique, nous vivons des 2 traditions. Nous avons besoin de Platon et de Galilée. Nous avons besoin d’Emmy Noether et de Claude Monet. Nous avons besoin de la théorie des cordes et des pommes qui tombent des arbres.

« C’est dans cette tension — dans les remous de courants qui convergent — que nous trouvons la vitalité de l’aventure humaine. »

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Enregistrement et montage vidéo : Max Lantz; entrevue et rédaction : Colin Hunter.
Enregistré en 2015 à l’Institut Périmètre de physique théorique.

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